Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

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Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Eliné le Mer 16 Mai - 9:33




Prologue:

Je suis une fille, ça, j'en suis sûre.
J'ai seize ans, j'en suis déjà moins sûre.
Je m'appelle Kalyssa, le choix de ce prénom "exotique" venant de mon oncle.
Je suis orpheline.
Parfois, j'imagine que ma mère est à mes côtés, qu'elle me murmure des paroles apaisantes, douces.
Mais il n'en est rien.
Je m'appelle Kalyssa, j'ai seize ans et je ne sais presque rien de ma vie.
Presque, parce que je sais que je suis une fille. C'est suffisant, pour l'instant.
J'ai été recueillie par mon oncle, et depuis, j'habite au Canada. Nous vivons dans un chalet, à proximité d'une petite ville, près des Rocheuses.
Mon oncle est gentil avec moi. Il s'appelle Laurent. C'est tout ce que je sais de lui, à part qu'il est le frère de mon père.
Je ne sais pas grand chose de mes parents, si ce n'est que je suis leur fille. Je sais qu'ils sont morts dans un incendie, c'est tout. Un grand brasier qui a attaqué trois immeubles, dans la banlieue parisienne. Quinze personnes sont mortes ce soir là dont mes parents.
Ma mère a quand même eut le temps de me confier à une voisine, avant de courir chercher mon père.
Elle n'est jamais revenue.
J'avais deux ans.
Et une part de mon existence s'était effondrée avec la mort de deux êtres chers.
Deux êtres que je ne reverrais jamais, non, jamais.
Mais ils sont toujours là, à mes côtés.
Ils sont dans mon cœur et ça, j'en suis sûre.

Chapitre 1:

Je marchais tranquillement, en direction de mon lycée, un casque sur les oreilles. La rentrée en première s'était plutôt bien déroulée, et maintenant nous étions en novembre. Dans, les pays du nord, ce mois signifiait l'arrivée de la neige et du froid. Le Canada ne faisait pas exception. J'étais emmitouflée dans une grosse doudoune bleu marine, une écharpe blanche autour de coup, des gants noirs sur les mains, et pourtant j'étais frigorifiée. Je tentais en vain de me réchauffer, ce qui était impossible par un moins dix dehors.
J'atteignis enfin avec un soulagement non-dissimulé le portail blanc du lycée et je me précipitai à l'intérieur. Je saluai d'une main hésitante les personnes déjà présentes. Certaines étaient dans ma classe mais vu que j'étais française et inscrite dans une école anglaise, l'intégration se faisait difficilement. Pas parce qu'elles étaient méchantes ou autres, mais parce que j'avais toujours eu du mal à tenir une conversation en anglais pendant une heure. Je m'appuyais donc contre l'un des rares radiateurs à fonctionner et me mis à attendre Rémi.
Rémi était comme moi. Ses parents, français à l'origine, avaient décidé de venir ici quand il avait trois ans. Je le connaissais donc depuis la maternelle. Il habitait dans l'un des nouveaux quartiers de la ville, entre la forêt, la rivière et le centre commercial, alors que j'habitais en bordure de celle-ci, à deux rues de mon lycée.
Je craignais qu'il ne soit en retard à cause de la neige quand je le vis arriver. Grand et assez musclé en raison de son entrainement quotidien de judo, il était blond aux yeux bleu-vert et souriait constamment. Je m'approchai de lui et lui serai la main.
-J'avais peur que tu soit en retard à cause de la neige, dis-je en souriant.
Il ébouriffa ses cheveux, parsemés de flocons blancs.
-C'est sûr qu'il en tombe plus cette année. Ma mère m'a dit ce matin que trois mètres de neiges en une demi-heure, ça n'étais pas arrivé depuis cinquante ans.
J'écarquillai les yeux d'étonnement.
-Il n'y avait pas trois mètres quand je suis partie ! m'exclamai-je.
-Sauf, que tu es partie il y a une demi-heure, rétorqua-t-il, les yeux brillants d'amusement. J'ai dû y aller à pied, la voiture ne voulant pas démarrer.
Je lui donnai une tape amicale dans le dos et répondis avec un sourire malicieux.
-C'est mieux comme ça ! Tu vas pouvoir rentrer avec moi maintenant. Tu es même un peu obligé vu que ta maison est encore plus loin et que je ne veux pas te voir transformé en esquimau.
Il me dévisagea, à court de commentaires et rendit les armes.
-Ok, t'as gagné. Mais dépêchons-nous de filer en cours. Tu connais « l'ancêtre », il est capable de te donner une punition si tu es en retard même si c'est l'apocalypse ou la fin du monde !
Je ris à ce surnom que donnait tous les élèves au professeur d'Histoire, Monsieur Ratament. Il devait avoir au moins cent ans, si on jugeai par ses rides et son mauvais caractère. Détesté de tous, il n'y avait pas une année où il ne recevait pas des lettres anonymes l'insultant de tous les noms d'oiseaux possibles. Ses autres surnoms étaient « l'enquiquineur » ou « Monsieur Rat », plus couramment utilisé par les secondes.
Je me dépêchai de me diriger vers sa salle de classe avec Rémi qui était à l'extension. Nous arrivâmes juste au moment de la sonnerie, celui où il fermait la porte et envoyait les autres chez le directeur. Il nous adressa un regard noir pendant que nous entrâmes, bredouillant quelques excuses au passage. C'était quand je m'installai à ma place, au troisième rang, que je me rappelais pourquoi on l'appelait la salle aux igloos. La température était glaciale et les radiateurs étaient en panne, comme pendant la moitié de l'année. En fait, ils ne fonctionnaient que l'été, ce qui n'était guère pratique. Je me résolus à enlever mon manteau, quand le professeur nous en indiqua sèchement l'ordre. Je fis un sourire crispé à Rémi, assit à une table en diagonale de moi, puis me concentrais sur le cours. Je détachai vite mon attention des documents à analyser pour regarder à la fenêtre à côté de moi. Je regardais les flocons tomber doucement dans la neige, avec légèreté. Comment celle-ci pouvait embellir le paysage et le parer d'une délicatesse infinie était un mystère. Mais je ne m'en occupais pas, trop occupée à sourire en voyant des retardataires se presser et se mettre à courir en direction des salles de classe.
Le cours passa très vite, et je fus tirée de me rêverie par la sonnerie. Je rangeai mes affaires et me dirigeai vers le prochain cours. La journée passa et était longue et monotone, je fus donc contente en entendant la sonnerie de fin de journée et me dépêchai de ramasser mes affaires et de me diriger vers Rémi qui attendait. Nous franchisâmes le portail blanc et nous dirigeâmes vers ma maison.
C'était un chalet de taille assez petite, vu qu'il n'occupait que deux personnes, mais joli et qui comportait un assez grand jardin. Je remontai l'allée de pierre blanche et ouvrit la porte avec ma clef quand je vis que la voiture de mon oncle était absente.
-Il est sûrement descendu au village voisin pour aider à déblayer, dis-je à Rémi en le faisant entrer. Il ne sera pas là avant vingt heures.
Celui-ci entra et posa son sac au pied du vestibule et enleva son manteau.
-Je vais chercher du chocolat, installe-toi dans le salon.
Le salon, la pièce à vivre de la maison. Le nôtre était axé autour une grande cheminée en pierre blonde, avec un grand canapé bordeaux et deux fauteuils assortis, sertit d'une petite table basse en chêne sur laquelle reposait un vase de narcisses achetées hier. J'apparus soudain, deux tasses colorées à la main et remplies de chocolat chaud. Je donnais une à Rémi pendant que je m'asseyais sur un fauteuil.
Ce n'étais pas la première fois qu'il venait chez moi. Enfants, nous nous amusions pendant des heures ensemble, passées le plus souvent à jouer à cache-cache, au grand dam de Laurent, et à colorier. Mais aujourd'hui, je remarquai qu'il avait changé. Il n'étais plus le petit garçon insouciant qui montait dans les arbres en riant et faisait des bêtises pour accuser son voisin par la suite, qui était souvent moi. Il avait mûri. Son entrainement de judo, qu'il avait débuté à six ans, avait fait de lui quelqu'un de plus calme et plus sérieux. Mais sa bonne humeur était restée, comme son goût pour les bêtises et son insolence, pour le plus grand malheur des adultes.
-Pourquoi tu me regardes ? demanda-t-il soudainement, me tirant de mes pensées.
Je me mis à rougir et balbutia des paroles incohérentes.
-Euh... moi... euh non... enfin si...mais.... raaah ! Tu me perturbes toujours autant avec tes questions !
Rémi sourit et continua.
-Tu as changée. Je ne sais pas si c'est ce séjour en France mais tu paraît plus sereine. Tu as vu ce que tu désirais ?
Je compris tout de suite sa question et répondit.
-Oui, je suis allée là-bas et j'ai parlé avec des voisins. Mes parents s'étaient installés un mois avant que l'incendie. Rare sont les gens avec qui ils parlaient.
J'allais dire autre chose quand l'horloge murale de l'entrée sonna dix-huit heures.
-Il faut que j'y aille, déclara Rémi, la nuit tombe vite en hiver.
-Je te raccompagne, dis-je après avoir posé ma tasse sur la table basse.
Il acquiesça et nous prîmes nos manteaux pour sortir dehors. Le chemin le plus court pour aller chez lui longeai la forêt où dans le temps les traqueurs chassaient les cerfs et les loups. Maintenant, la forêt était protégée et les randonneurs venaient nombreux pour admirer les bois au pied de la montagne. Je marchai vite quand je me tournai et je vis que Rémi n'étais plus à mes côtés. Je l'appelais, d'abord d'une voix hésitante, puis en criant. Le silence. Personne ne me répondait. Je commençais à paniquer quand je remarqua des traces de pas dans la neige. Je fronçai les sourcils. Je ne les avaient pas vu tout à l'heure. Risquant le tout pour le tout, je me décidais à faire le premier pas dans la neige.

Chapitre 2:

Je marchais avec difficulté dans la neige blanche et m'appuyant parfois sur un bouleau pour m'aider. Je n'avais pas arrêté de l'appeler, de crier, la forêt restait silencieuse. Puis je remarquai enfin quelque chose. J'entendis un bruit sur ma droite. Rapidement, je changeai de direction et courrai vers sa source. Ce que je vis me glaça le sang et je dû mettre mes mains sur ma bouche pour ne pas crier. Il y avait un loup au pelage gris mat au milieu de la clairière, ainsi qu'un corps. La vision de ce dernier me provoqua un haut-le-coeur et je dû me retenir pour ne pas vaciller.
Rémi était torse nu sur la neige, le sang coulant de ses blessures contrastant avec la blancheur et la pureté de celle-ci. Le loup, par un coup de tête, le retourna sur le dos. Je ne pus retenir un cri et celui-ci tourna la tête vers les buissons où j'étais. Je fermais les yeux, ma main toujours sur la bouche, attendant que le loup vienne et me déchiquète à mon tour. J'attendis plusieurs secondes, mais il ne se passa rien. Je rouvris un oeil, puis deux, risquant ma vue au dessus du buisson. Je poussai cette fois un cri d'horreur pure. Le loup n'était plus là, mais Rémi non plus. Il restait juste une énorme flaque de sang sur le sol, preuve que je n'avait pas rêvé et que j'allais porter ce fardeau. C'était ma faute, Rémi était mort par ma faute. Je criai puis, ne pouvant me décider à abandonner, continua de chercher son corps.
Cela faisait maintenant deux heures que je le cherchait à travers la forêt, qui faisait plusieurs hectares. Cela ne servait plus à rien, il était mort. Je m'agenouillais dans la neige glacée, pleurant toutes les larmes de mon corps. Je frappais la neige de mes poings, injuriant le ciel de toutes les insultes que je connaissais. Celui que je considérais comme mon ami le plus cher venait de mourir devant mes yeux. Je maudissais le ciel qui s'acharnait contre moi.
Tout à coup, j'entendis un bruit, celui d'un craquement de feuille. Je tournai mon visage ruisselant de larmes et je me levai avec difficulté.
-Rémi ?
Le bruit se reproduit plus fort. Je me dirigeai vers les sapins en chancelant, espérant de tout coeur.
-Rémi !
Je m'arrêtai soudain, quand un loup gris aux yeux bleu-vert me sauta dessus. Je mis mon bras en travers, pour essayer de me protéger et hurlai en voyant sa gueule grande ouverte et ses crocs blancs.

Chapitre 3:

J'ouvris les yeux après quelques moments d'hésitation et mon cœur rata un battement. Puis un deuxième. J'étais dans un endroit blanc, sans aucune ombre. Je regardai autour de moi mais je ne remarquai rien. Juste cet infini blanc qui, au lieu d'être reposant, était angoissant. C'est cela mourir ? pensai-je. Se retrouver ici, dans la lumière ?
Au bout de quelques secondes, je compris plusieurs choses. De l'une, je lévitai quelque part, en étant là sans l'être vraiment, de l'autre, j'étais morte. Mais je n'imaginai pas l'au-delà comme cela. Je pensais plutôt à un endroit magnifique où l'on revoyait tous ceux qu'on aimait, qu'on chérissait. Cette pensée me paraissait si douce que malgré moi, une larme coula sur ma joue. Je ne reverrais jamais ce que j'aimais. Cette idée me torturait l'esprit.
Soudain, je remarquai un mouvement. Comme si quelque chose de flou s'approchait. Je mis ma main au dessus de mes yeux, tentant en vain d'apercevoir quelque chose.
C'était une femme assez grande et fine. Ses longs cheveux blonds étaient rassemblés en une longue natte descendant jusqu'à ses genoux. Son teint était pâle, faisant ressortir le gris argenté de ses grands yeux. Elle était vêtue d'une tunique blanche, ceinturée à la taille par une jolie ceinture en cuir et au métal doré. Un collier ornait son cou, au bout duquel pendait un pendentif en forme d'étoile à huit branches en pierre de jais sûrement, vu sa couleur noire. Mais malgré cela, des reflets irisés se dégageaient de la pierre. Elle tenait dans sa main un médaillon identique, bien que la pierre soit cette fois-ci blanche et ait des reflets bleu pâle.
Un instant, je crus que cette femme étais moi dans le futur. Un instant. Avant que je ne découvrais la réalité et écarquillai les yeux. Je n'arrivai pas à admettre la réalité, coincée derrière un mur total d'incompréhension. La jeune femme me sourit, et ce sourire se figea dans mon cœur, brisant au passage ce mur si solide. Une larme passa le barrage de mon assurance tranquille et coula le long de ma joue.
-Maman...
Je tendis la main vers elle et elle la plaça sur son cœur J'entendais le battement régulier, preuve que ça n'était pas une illusion. Je la pris dans mes bras et, ma tête sur son épaule, me mit à sangloter.
-Maman !
Elle me tapota gentiment le dos, murmurant des paroles apaisantes qui calmaient mes pleurs.
-Chut mon ange, ma princesse, je suis là, je ne te quitte plus.
Je relevai la tête, les yeux rouges d'avoir autant pleuré.
-Tu... tu m'as tellement manqué maman, je...
Le fin de ma phrase se noya dans un torrent de larmes. Une mère, j'avais une mère. Elle était là, devant moi ! Cela paraissait tellement chimérique, tellement improbable. J'étais comme les autres, j'avais une mère. J'avais une mère...
Elle me releva la tête, pour contempler mon visage ruisselant.
-Tu ressembles tellement à ton père, mais tes yeux et tes cheveux...
-Ils sont pareils que les tiens, finis-je en souriant.
Elle passa sa main parmi mes boucles blondes et essuya une larme qui perlait sur ma joue de son pouce. Elle eut un sourire triste.
-Oui. Tu lui ressembles plus que tu ne le crois. En te voyant, j'ai l'impression de le revoir... Il me manque beaucoup.
Je sursautai à la dernière phrase. Il n'était pas mort ? C'était impossible, il avait péri avec ma mère dans l'incendie. Je décidai de lui poser la question, après qu'elle ait répondu à une autre tout aussi importante.
-Comment est-ce qu'il était ? demandai-je. Je veux dire, à quoi ressemblait-il ?
-Il était grand, répondit-elle en souriant, et avait la carrure d'un athlète. Ses cheveux de jais étaient coupés courts et ses yeux noisette étaient incrustés de filaments verts. Il n'était pas spécialement beau, mais était intelligent et me faisait rire.
Elle pouffa légèrement à la pensée de ses souvenirs heureux et passa une main dans ses cheveux.
-Vois-tu Kalyssa, ma mère me disait toujours que le meilleur moyen pour un homme de séduire une femme est de la faire rire. Je n'ai pas fait exception à la règle.
Ses yeux gris étaient brillants et je sus que c'était le moment de lui poser la question qui me tracassait depuis tout à l'heure.
-Maman, papa il est... vivant ?
J'attendais la réponse avec anxiété. Et quand elle arriva, elle me fit l'effet d'une bombe sous mes pieds.
-Oui.
Toutes mes certitudes s'effondraient, je n'étais plus sûre de rien. La gène recouvrait désormais le visage de ma mère.
-Je ne peux rien te dire, nous n'avons pas assez de temps. Et il y a des choses que tu dois découvrir par toi-même. Nous avons juste assez le temps pour que je te remette ceci.
Elle me tendit le collier qu'elle tenait dans la main et me le mis autour du coup. Du bout des doigts, je touchai je pendentif blanc aux volutes bleutées. Il était doux, sans aucune fissure ni cassure. Je l'interrogeai du regard.
-Ce pendentif est plus précieux que tu ne crois. C'est une clef, permettant simplement la sauvegarde du monde dans lequel tu vis. Un grand danger approche et il n'est pas d'ici. Garde-le précieusement et fait attention à toi, ma fille.
Je l'enlaçai dans une dernière étreinte et à regret, m'éloigna d'elle. Elle me sourit, puis je me sentis tomber. Je tendis la main vers elle, qui s'éloignait à vue d'œil et m'écriai.
-Maman !!
Je me réveillai en sursaut, dans une chambre que je ne connaissais que trop bien. Et la première chose que je reçus fut une gigantesque claque qui me fit valser sur le côté.

SCOOP: extrait du chapitre 8:

Le temps de tourner la tête et s'était trop tard. Le vampire, qui avait surgi de nulle part, mis sa main sur ma bouche avant que je ne puisse crier et tenait mes bras en arrière.
-Je te l'avais promis que je reviendrai te voir, susurra-t-il.
J'ouvrai de grands yeux terrorisés quand il approcha sa bouche de mon cou et émis un hurlement étouffé quand celui-ci me mordit. Il releva la tête vers moi, ses lèvres rouge sang.
-Tu es délicieuse très chère, murmura-t-il à mon oreille. Dommage que ton ami ne soit pas là aussi.
Il continua à boire mon sang jusqu'à que je m'écroule sur le sol, telle une poupée docile. Il se lécha alors les babines et mima de m'envoyer un baiser.
-A très bientôt ma jolie. A très bientôt, susurra-t-il.
Il partit, me laissant choir sur le sol, le sang coulant dans un filet ininterrompu, les yeux dans le vague. Je n'avait plus la force de crier, je n'y pensais même pas.
Ce fut Rémi qui me trouva étendue sur le sol, lui qui était revenu à l'improviste pour me faire un surprise. Il hurla en me voyant, la tête dans une flaque de sang qui commençait à se former. Aussitôt, je sentis des bras me prendre, puis le voile noir. J'avais perdu beaucoup trop de sang, ils durent m'emmener à l'hôpital. Là-bas, ils se demandaient comment je pouvais continuer à vivre, vu la blessure que j'avais. Ça tenait du miracle. Presque. Je n'étais pas une déesse et ma vie était devenue un enfer.


Voilà, donc dites-moi si c'est bien et si je dois continuer s'il-vous-plait, merci. Razz


Dernière édition par Eliné le Sam 4 Aoû - 1:51, édité 6 fois
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Alwÿnne le Mer 16 Mai - 13:12

Très bien écris, super joli, c'est un texte prenant Smile Par contre, je pense tu pourrai développer un peu plus, parce que bien qu'il soit prenant, le fait qu'il soit court est moins accrochant. Wink


Dernière édition par Alwÿn le Jeu 17 Mai - 11:10, édité 1 fois

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Parce qu'écrire c'est s'évader dans des mondes inconnus pour laisser notre imagination glisser au loin, je lis les histoires de ceux qui ont trouvés ces mondes parallèles de l'imagination pour leur montrer que ce qu'ils créent permet à d'autres de laisser leur esprit filer aussi loin que sont les étoiles, là où plus rien n'est réel ...
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Eliné le Mer 16 Mai - 22:49

C'est parce que c'est le prologue. L'histoire qui va suivre va reprendre du début. Smile
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Alwÿnne le Jeu 17 Mai - 1:57

Oui, mais je le trouve quand même court ^^ Enfin, c'est ton histoire, pas la mienne Wink Et puis, j'ai quand même envie de savoir la suite moi Smile

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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  vastrid le Jeu 17 Mai - 3:56

L'ayant lu hier mais vu mon état je ne me suis pas sentie capables de poster un commentaire je le fais maintenant.

J'aime beaucoup le prologue et suis bien pressée d'avoir la suite enfin on ne peut pas vraiment dire ça
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Nola le Jeu 17 Mai - 4:36

C'est bien. ^^
Continue, on t'attends. Smile
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Eliné le Jeu 17 Mai - 9:12

Merci Razz
Je poste la suite (enfin plutôt le début) demain.
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Nola le Ven 18 Mai - 5:39

Ok
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Alwÿnne le Sam 19 Mai - 4:26

Waouhh !! Trop bien !! On y accroche vraiment, je pense en partie grâce au "j'en suis sûr" qui revient souvent, mais du coup j'adore vraiment Very Happy

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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Nola le Sam 19 Mai - 6:19

C'est génial !!!
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Eliné le Sam 19 Mai - 8:02

Merci Embarassed
Je ne pensais pas que ça vous plairait autant. La répétition du "j'en suis sûre" était voulue, c'est pour faire un effet d'insistance.
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Nola le Dim 20 Mai - 0:44

Tu as déjà écrit la suite ?
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Eliné le Dim 20 Mai - 0:45

Oui, je la mets ce soir au plus tard. Smile
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Nola le Dim 20 Mai - 0:47

Cool !!!

Chat box ?
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Nola le Dim 20 Mai - 19:32

C'est géniale !!!!


Dernière édition par Nola le Mer 23 Mai - 6:40, édité 1 fois
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Eliné le Lun 21 Mai - 5:48

pardon Nola mais c'est "génial" sans "e" grenouille
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Altarana le Lun 21 Mai - 6:13

C'est toujours aussi bien ! Wink flower
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Elya le Mar 22 Mai - 7:00

C'est génial !
T'aimes bien le prènom Rémi, on dirait…
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Nola le Ven 25 Mai - 6:05

C'est bien mais quand tu dis "Les belles couleurs de l'été ont disparu, laissant celles de l'automne." je pense que tu devrais plutôt mettre de l'imparfait.
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Eliné le Ven 25 Mai - 8:19

C'est bon, j'ai modifié Smile
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Elya le Ven 25 Mai - 8:28

Pas mal ! Mais… *relit attentivement* affraid il saigne !
pale Beuark… *va vomir* euuuuurk…
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Eliné le Ven 25 Mai - 8:37

Hinhinhin... *sourire sadique*
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Nola le Dim 27 Mai - 7:25

hâte d avoir la suite.
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Eliné le Dim 27 Mai - 10:03

Je fais la suite demain ^^
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

Message  Nola le Lun 28 Mai - 6:53

Ok.
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Re: Kalyssa Haryn: La guerre des deux mondes

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